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Au fil des ans, la Mirondela dels arts a pris ses quartiers d’été à Pézenas. Cette résidence estivale où elle se plaît à « faire miranda », c’est à vous tous, Piscénois d’hier et d’aujourd’hui, qu’elle la doit. Grâce à la complicité amicale d’Henri Domens, de Gabriel Lanet et de Gérard Vogel-Singer, grâce à toutes les équipes qui les ont accompagnés dans le projet « Un renouveau pour la ville, un tissu culturel diversifié », la Mirondelas dels arts avait gagné le cœur des Piscénois, dès sa première manifestation, le 2 juillet 1967. Depuis, les équipes se sont succédées, la manifestation s’est élargie et a pris un essor considérable ; mais le concept de base est resté le même : faire revivre la vieille ville avec ses échoppes et ses animations, et, à travers la peinture, le théâtre, la danse et la musique, toucher la sensibilité, libérer les émotions, donner du rêve et de l’évasion… Etre à la hauteur des espérances, continuer au fil du temps de séduire, d’exalter, de surprendre : tâche difficile pour un président et son équipe ! Chaque année, la programmation est un exercice périlleux et très délicat… Mais aucun président n’a failli à cette tâche et aujourd’hui la Mirondela dels arts a la beauté efflorescente et radieuse de la femme de quarante ans, beauté que vous tous, bénévoles et partenaires de la Mirondela avez élaborée de 1966 à 2006. Je souhaite à la Mirondela dels arts de « faire miranda » longtemps et de se promener chaque été, dès le premier dimanche de juillet, mutine et enjouée, dans les ruelles de Pézenas, pour dire bonjour aux artisans d’art, déguster les petits pâtés de Pézenas et danser devant le Poulain ou le Chevalet. Et tout cela pour vous séduire tous. Vous avez œuvré pour que perdure dans le temps cette magnifique initiative, parfois avec difficulté, mais toujours avec ténacité et pugnacité. Et je suis heureux de vous en remercier. Merci, aussi, à la Ville de Pézenas, pour son précieux et indispensable soutien. Et, enfin, merci infiniment à toutes les personnes qui ont participé à l’élaboration de cet ouvrage : je sais que cela vous a demandé beaucoup de travail et de constance, et que, sans vous, le projet n’aurait pu être réalisé. Merci, merci, à vous tous, mes amis : de 1966 à 2006, la Mirondela, c’est aussi une histoire d’amitié qui ne se dément pas. Petit clin d’œil de l’histoire : en 2006, nous célébrons à la fois le quarantième anniversaire de la Mirondela et le premier anniversaire de l’association du même nom. Or, il y a 350 ans, en 1656, Molière, en résidence à la Grange des Prés, auprès du Prince de Conti, recevait « le coup de sa disgrâce », alors que son talent avait pris naissance durant les années 1650-1656 dans les Etats du Languedoc… Rupture et continuité… Molière aurait pu en tirer une belle comédie : derrière le désamour d’un mécène pour un auteur comédien, la renaissance d’un autre amour, celui du public.
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